La gouttière est la pièce la moins regardée du toit et l’une des plus utiles : elle éloigne des murs toute l’eau que la couverture reçoit. Quand elle déborde ou fuit, c’est la façade qui paie, puis les fondations.
Le zinc
Matériau traditionnel des toits du Nord, le zinc se patine en gris mat, se soude et dure longtemps. Il demande un zingueur qui sait le travailler : les raccords sont soudés, pas collés. C’est le choix cohérent sur une maison de briques ancienne.
L’aluminium laqué
Posé en continu, sans raccord sur la longueur, l’aluminium existe en de nombreuses teintes. Il résiste bien et ne demande presque aucun entretien. Son aspect plus lisse convient aux pavillons et aux rénovations récentes.
Le PVC
Le moins coûteux à l’achat, mais il se déforme au soleil, ses emboîtements finissent par fuir et il vieillit mal sur les grandes longueurs. On le trouve sur beaucoup de maisons où il a remplacé du zinc d’origine ; c’est souvent lui qu’on remplace aujourd’hui.
Les signes qu’il faut agir
Traînées sombres ou vertes sur la façade sous la gouttière, joints de briques qui se creusent à cet endroit, eau qui coule en nappe sur le bord du toit par forte pluie, descente qui gargouille ou qui fuit au coude, gouttière qui s’affaisse entre deux crochets.
Ce qui compte plus que le matériau
La pente de la gouttière, le nombre et la position des descentes, le dimensionnement par rapport à la surface du toit, et les raccords aux noues et aux chéneaux. Une gouttière bien dimensionnée et bien posée, quel que soit le matériau, ne déborde pas. L’entreprise pose et répare les trois, et vous conseille celui qui convient à la maison.
