Les maisons de briques du Valenciennois, qu’elles viennent des cités minières ou des rues de ville, ont un point commun : elles vieillissent bien tant que l’eau est tenue à distance. Dès que la toiture ou la zinguerie laisse passer, la brique et surtout ses joints se dégradent vite.
Commencer par le haut
Rénover une façade sous une toiture qui fuit ne sert à rien. L’ordre logique : couverture et faîtage d’abord, zinguerie ensuite, façade en dernier. Quand tout est à faire, un seul échafaudage sert aux trois, et l’entreprise organise le chantier dans cet ordre.
Ce qu’il faut surveiller chaque année
Depuis la rue, après une pluie : les traînées sur la façade sous les gouttières, les briques plus sombres en bas de mur, le faîtage qui ondule, les tuiles décalées, la mousse qui s’épaissit sur le versant nord. Dans les combles : les traces d’humidité sur les bois, la lumière qui passe entre les tuiles.
Les joints
Le joint de mortier est la partie sacrificielle du mur : il s’use avant la brique. Des joints creusés laissent l’eau s’infiltrer, geler et éclater la brique. Le rejointoiement, fait avec un mortier adapté à la brique ancienne, redonne au mur sa protection. Un mortier trop dur fait plus de mal que de bien.
Le nettoyage de façade
La brique noircit avec la pollution et verdit à l’ombre. Le nettoyage se choisit selon l’état du matériau : certaines méthodes agressives arrachent la peau de la brique. Après nettoyage et rejointoiement, un hydrofuge de façade peut limiter les salissures, à condition de laisser respirer le mur.
Pignons, chaperons et cheminées
Les pignons exposés à l’ouest, les chaperons de murs de clôture et les souches de cheminée sont les premiers à souffrir. Ce sont souvent eux qui déclenchent une fuite dans la maison ; ils se reprennent au même échafaudage que la toiture.
